Viol du jeune Alexandre, Franco-Suisse de 15 ans : le ministère public Emirien requiert la peine maximale
Le ministère public a requis dimanche "la peine maximale" pour deux Emiratis accusés du viol d'un jeune Franco-Suisse de 15 ans le 14 juillet 2007 à Dubaï (Emirats arabes unis), lors d'une audience publique en présence de la mère de la victime.
Selon le code pénal émirati, la peine maximale peut aller jusqu'à la condamnation à mort.
Un troisième accusé, un mineur émirati, est jugé séparément par un tribunal pour mineurs.
«Je demande l'application de la peine maximale» aux deux accusés, dont l'un est séropositif, a notamment déclaré le représentant du parquet dans un long réquisitoire accablant, en qualifiant les deux accusés de «loups humains carnassiers».
Les faits remontent au 14 juillet 2007. L'adolescent franco-suisse et un compatriote du même âge sortaient d'une salle de jeux d'un centre commercial huppé de Dubaï quand un jeune Emirati qu'ils connaissaient leur a proposé de les raccompagner en voiture avec deux autres Emiratis âgés de 18 et 36 ans.
Mais le véhicule a changé de direction et pris la route du désert où l'adolescent a été violé, sous la menace d'un couteau et d'une canne de billard.
Dimanche, l'un des avocats des deux adolescents a demandé «15 millions de dirhams (environ 4,1 million de dollars / 2,8 million d'Euros) de dommages et intérêts pour chacune des deux victimes, pour les préjudices physiques et moraux qu'ils ont subis».
Au l'issue de l'audience, qui a duré plus de trente minutes, le procès a été ajourné au 28 novembre 2007 pour procéder à l'audition des représentants de la défense.
Alexandre, qui étudie depuis septembre à Lausanne, en Suisse, tente tant bien que mal de reprendre une vie normale en attendant de savoir s'il a été contaminé lors de l'agression. Les résultats définitifs seront connus en janvier.
«Il y a des jours où ça va et d'autres ou ça ne va pas. Qu'est-ce qu'on peut faire à part prier ? Pour l'instant, les tests ne montrent aucun signe de contamination», indique Mme Robert, la maman d'Alexandre.
Demande de pardon
La maman d'Alexandre venant d'assister quelques jours plus tôt au procès à huis clos du plus jeune des agresseurs, un mineur. «Il est venu vers moi avec les menottes et m'a demandé pardon. Il m'a aussi demandé de relayer ses excuses à mon fils. Je lui ai dit que je lui pardonnais. Qui suis-je pour ne pas pardonner ?» demande la journaliste.
Mme Robert n'accorde cependant pas son pardon aux deux autres hommes, qui ont plaidé non coupable au début de leur procès, toujours en cours. «L'un d'eux m'a regardée dans les yeux tout le long de l'audience pour bien me faire comprendre qu'il me tuerait si jamais il me croisait. Qu'il vienne ! Je n'ai pas peur», souligne-t-elle.
Campagne sur l'internet
Son fils est venu de Suisse il y a quelques semaines pour témoigner contre les deux hommes. «Je suis venu parce que je n'ai honte de rien. J'ai dit la vérité, rien que la vérité», a-t-il déclaré à cette occasion.
Mme Robert a parallèlement lancé
une campagne sur
internet pour forcer les autorités des Émirats arabes unis à mettre en place des structures de prise en charge des mineurs victimes de viol.
«Nous avons reçu plus de 5000 messages de soutien», souligne la journaliste, qui se réjouit particulièrement du fait que
deux autres adolescents ont récemment décidé de porter plainte pour viol contre l'un des agresseurs de son fils.
«Le tabou est peut-être en train d'être levé... Je ne veux plus jamais que quelqu'un ait à vivre ce qu'a vécu Alex», dit-elle.
Boycott Dubaï
Nous comptons sur
votre solidarité pour faire connaître cette affaire et porter électroniquement votre soutien à Véronique, la maman d'Alexandre. De tout coeur pour elle et pour lui, merci !
Nous demandons donc au travers de votre adhésion sur le site
boycottdubai.com aux autorités de Dubai la création de :
- Structure d’accueil au sein de la police pour les victimes mineures de viol. ( Garçons ou filles)
- Reconnaissance de leur statut de victimes
- Mise en place immédiate après le viol de mesures préventives contre tous types de maladies infectieuses et sexuellement transmissibles ( Sida, Hépatite, MST ) par des moyens tels que la trithérapie !
- Suivi psychologique.
Tant que toutes ces mesures élémentaires dans un Etat de droit et aussi riche que l’Emirat de Dubai ne seront pas prises, nous vous demandons de bien vouloir faire partie du comité de soutien mis en place sur le site
boycottdubai.com. Personnalités ou inconnus, par votre détermination et votre soutien, nous arriverons peut-être à faire en sorte que les enfants victimes de viol puissent réapprendre à vivre, à se reconstruire et à sourire à nouveau !
Sources :
AFP :
Viol d'un Franco-Suisse à Dubaï : le ministère public requiert la peine maximaleCyberpresse.ca :
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